3 jours de festivités avec 3 styles de musique, telle est la marque de fabrique du Metropop. Et cette édition n’a pas dérogé à la règle. C’est sur une note artistiquement positive avec 4’500 entrées que l’édition 2016 se termine malgré des questions sur la pérennité du festival.

Une première soirée quelque peu en retrait au niveau des ventes mais qui n’a pas empêché le public de Wax Tailor et de Vitalic de danser. Ce dernier présentait en première son nouveau show ODC Live dans une explosion visuelle alors que Wax Tailor enflammait la salle d’un groove funky.

La soirée rock a déchainé passion et vertige avec notamment le show des anglais The Kills. L’envoûtante Alison Mosshart et le guitariste Jamie Hince ont fait chavirer les cœurs d’un public de fans venus spécialement pour eux. White Lies a présenté son nouvel album aux saveurs d’une new wave revisitée version 2016. Quant à la première partie, les genevois Jetlakes ont assuré une prestation scénique qui leur prédit le meilleur pour leur avenir.

The Kills © Aude Haenni

Samedi, la salle Metropole s’est déchainée sur les sons d’un reggae éclectique: le jamaïcain Anthony B fidèle à son charisme, a ravi les adeptes tout comme le groupe français Danakil dont le public a repris en chœur ses refrains engagés. L’italien Alborosie a emmené le Metropop sur la planète reggae avec chaleur.

C’est donc sur une note artistiquement positive que l’édition 2016 se termine malgré des questions sur la pérennité du festival. En effet, les conditions cadres se péjorent d’année en année, pour cause : les cachets augmentent, les coûts de location de la salle ont explosé, l’impôt lausannois sur le divertissement (14%!) ou encore les soutiens publics stagnants pourraient avoir raison d’un bilan financier fragile.